Toutes les Mansonniennes et tous les Mansonniens, quel que soit leur âge, ont le droit de vivre en bonne santé et dans un cadre adapté. Or, l’offre de soins connaît une situation préoccupante qui n’est pas de la seule responsabilité des gouvernements mais aussi d’un refus de la municipalité d’appréhender ces problèmes.
Depuis de nombreuses années les nouveaux arrivants ne trouvent pas de médecins référents exerçant en secteur 1, tout comme maintenant la patientèle des praticiens qui ne sont pas remplacés lors de leur départ.
Cette pénurie concerne aussi d’autres personnels de santé, comme les infirmières libérales, les kinésithérapeutes, certains spécialistes notamment les pédiatres, les gériatres, mais aussi les rhumatologues et les dermatologues.
Les quelques professionnels qui se sont installés n’exercent pas en secteur 1 pour la plupart. Un simple remplacement ne permettra pas de répondre au besoin.
Le contexte actuel d’un grand nombre de patients dépourvus de médecins traitants ne pourra pas être résorbé par de simples mesures incitant les médecins à toujours prendre plus de patients. Les professionnels de santé comme toutes les autres professions doivent pouvoir conjuguer vie professionnelle et vie personnelle.
Nous entendons donner une réponse pérenne aux Mansonniennes et Mansonniens pour leur permettre un accès aux soins en soutenant l’installation de praticiens libéraux exerçant en secteur 1, et en créant une offre publique de proximité, par la mise en place d’un Centre municipal de santé, comme 211 collectivités territoriales entre 2018 et 2024.
Ce centre qui s’inscrira dans un projet territorial de santé permet de donner du sens à l’exercice médical grâce au travail en équipe pluridisciplinaire et au fait que soins et préventions y sont intégrés. Ils permettent de plus pour les praticiens d’avoir un équilibre entre vie professionnelle et personnelle tout en garantissant un accès aux soins pour les patients. Il permet également pour les praticiens d’avoir une activité mixte à temps partiel. De plus, l’organisation administrative au service des praticiens permet aux praticiens d’avoir un temps médical « préservé ».
Les défis spécifiques au grand âge devront être abordés de manière à favoriser le maintien à domicile, intégrer les établissements spécialisés dans la ville et permettre un accès à un EHPAD quels que soient ses revenus.
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- Créer un centre de santé municipal accueillant des professionnels de santé salariés (médecins généralistes, spécialistes, infirmiers, etc.) et proposant un volet prévention, incluant :
- des formations sur les moyens de renforcer son immunité (mode de vie, alimentation, santé psychique, santé sexuelle pour tous, santé des femmes, groupes de parole, etc.) ;
- une personne relais du centre de coordination gérontologique sur place pour mieux informer et coordonner les acteurs du maintien à domicile ;
- la mise en place d’ordonnances vertes pour les femmes enceintes (dispositif offrant un panier hebdomadaire de légumes et aliments bio afin de réduire l’exposition aux pesticides du fœtus).
- Développer la télémédecine accompagnée par des professionnels.
- Accompagner les soignants dans leurs besoins :
- mise à disposition de bureaux et de temps de secrétariat ;
- facilités de stationnement ;
- aides financières pour les études.
- Faciliter l’accueil des spécialistes sous-représentés sur le territoire (ex. : psychiatres, pédiatres, gériatres – seul un gériatre est actuellement présent à Maisons-Laffitte).
- Créer un centre de premier recours aux soins en coordination avec :
- les réseaux de soignants ;
- la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé (CPTS) ;
- la Communauté d’agglomération Saint Germain Boucles de Seine et l’hôpital de Poissy.
- Créer un secteur Écoute et Prévention au sein du centre de santé municipal, couvrant :
- la santé mentale (tous publics, avec une attention particulière pour les jeunes) ;
- la santé sexuelle (pour tous) ;
- la santé et la dépendance liées à l’âge.
- Renforcer la prévention des addictions (de la petite enfance aux seniors) en facilitant l’accès :
- aux parcours de soins ;
- aux activités sportives.
- Développer un service dédié à la santé des femmes (prévention et prise en charge).
- Mettre en place un accueil et une orientation pour :
- conseiller et diriger vers les structures de soins adaptées ;
- proposer un centre de soins en secteur 1 (tarifs sans dépassement d’honoraires) ;
- intégrer des missions de prévention (formations sur l’immunité, mode de vie, alimentation, santé psychique, etc.) ;
- inclure une personne relais du centre de coordination gérontologique pour améliorer l’information et la coordination des acteurs du maintien à domicile.
- Créer une mutuelle municipale.
- Développer les services à la personne dans le secteur social et solidaire.
- Soutenir les aidants via :
- des haltes-jour pour les personnes dépendantes ;
- des groupes d’entraide pour les aidants ;
- des séjours brefs en EHPAD avec aides financières possibles.
- Promouvoir des activités intergénérationnelles :
- au sein d’un centre social ou d’une association (avec un animateur dédié) ;
- en lien avec les animateurs des maisons de retraite.
- Soutenir la création d’un EHPAD public.
- Protéger les femmes victimes de violences : un parcours de prise en charge clair, des agents formés et des places d’hébergement d’urgence.
- Faciliter l’accès aux droits (handicap, aide à domicile, etc.) via un accompagnement aux démarches administratives.
- Soutenir la création d’une cuisine centrale en partenariat avec les agriculteurs locaux (notamment ceux de la CAGBS) pour approvisionner en produits bio.
- Développer le bio local dans les cantines municipales.
- Contrôler et informer en continu sur :
- la qualité de l’air et de l’eau ;
- les risques naturels (ex. : inondations) ;
- les risques industriels liés à la station d’épuration d’Achères (classée Seveso seuil haut).
- Mettre en place :
- un système d’alerte ;
- des consignes de conduite à tenir en cas de crise.
