Maisons-Laffitte durable et résiliente

Nous apprécions, et avec raison, notre cadre de vie mansonnien. Notre environnement est notre richesse commune. Notre santé doit être préservée grâce à un air, une eau, des sols, une alimentation, sains. Nous nous devons de préserver notre environnement pour notre qualité de vie. Nous le ferons avec beaucoup de détermination, d’autant plus que diverses menaces sont bien présentes :

  • le changement climatique et la perte de la biodiversité,
  • les nuisances sonores (trains, avions, circulation routière),
  • les risques industriels (station d’épuration d’Achères),
  • la raréfaction et la pollution des ressources.

Dans les décennies à venir, le changement climatique aura des impacts de plus en plus marqués : des sécheresses, des canicules, des inondations, des tempêtes plus fortes. La végétation sera affectée, en particulier les arbres, aussi bien en ville que dans le parc. Nous devons anticiper ces changements et préparer notre adaptation dès cette mandature.


Préparer Maisons-Laffitte pour 2050 et au-delà revient à anticiper, adapter et agir pour préserver la qualité de vie des Mansonniennes et des Mansonniens. La municipalité doit être moteur de la politique écologique de la commune et les citoyens doivent être partie prenante de cette politique tant dans son élaboration que dans sa mise en œuvre.


La liste Ensemble à gauche pour Maisons-Laffitte propose :

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Il convient d’adapter le bâti public et privé aux extrêmes climatiques (pics de chaleur, grands froids et fortes pluies) et de réaliser la transition énergétique. Nous ferons :

  • un diagnostic thermique du bâti de la commune,
  • un plan pluriannuel de travaux pour mettre aux normes les bâtiments municipaux (isolation des toitures et murs des bâtiments publics, en commençant par les écoles et les crèches),
  • une étude de faisabilité d’un réseau de chaleur pour le centre-ville à partir de la géothermie,
  • un accompagnement des particuliers et des copropriétés pour leurs projets de rénovation et de recours à des énergies renouvelables ou à des pompes à chaleur (définition technique du projet).

Ces actions visent aussi à sortir des énergies fossiles, à atténuer le réchauffement climatique, à baisser la consommation d’énergie, et donc la facture énergétique.

2.1 Préserver le vivant et accompagner son adaptation

Le changement climatique dégrade notre environnement. Nous souhaitons tout mettre en œuvre pour que Maisons-Laffitte garde ses arbres, ses espaces arborés, tant dans le centre-ville que dans le parc, l’hippodrome et le long de la Seine. De la même manière, nous travaillerons au développement et à l’adaptation de la biodiversité.

Des mesures essentielles pour préserver notre cadre de vie :

  • étudier dès à présent, avec des scientifiques, les mesures de prévention à mettre en œuvre pour gérer le manque d’eau, les maladies et sélectionner les essences qui résisteront à long terme au changement climatique, et pouvant produire des aliments ;
  • garder les grands arbres, même dans les opérations d’aménagement ;
  • rendre les surfaces publiques perméables et végétales  (bibliothèque, marché, parkings, places municipales, les cours d’écoles et collèges) ;
  • inciter les propriétaires à rendre le plus possible de surfaces perméables et végétalisées et les encourager à respecter le PLU en ayant un arbre de haute tige par 100m² d’espace libre ;
  • créer des îlots de fraîcheur grâce à de nouveaux arbres et de haies, en ville, dans le parc, en bords de Seine ;
  • conserver et favoriser la circulation de la faune et de la flore entre la Seine et la forêt en évitant de créer des infrastructures linéraires ;
  • identifier les espèces invasives, les faire connaître et les éliminer pour renforcer la biodiversité locale (espèces endémiques) ;
  • réduire la pollution lumineuse par la mise en place d’un éclairage public qui s’allume en cas de présence sur certaines heures de la nuit ;
  • utiliser l’atlas de la biodiversité communale pour piloter l’évolution de la biodiversité et sensibiliser les habitants en le distribuant notamment dans les établissements scolaires.

2.2 Développer un plan « eau » 

  • Élaborer en concertation un plan de gestion de la ville en cas d’inondation pour la protection des biens et des personnes.
    Sensibiliser à la consommation économe de l’eau.
  • Elaborer et mettre en œuvre un plan de stockage (avec des réserves publiques et privées) et d’infiltration des eaux pluviales afin d’éviter les rejets directs dans la Seine et la surcharge de la station d’épuration d’Achères.
  • Communiquer sur le suivi quotidien de la qualité de l’eau potable réalisé par la compagnie des eaux de Maisons-Laffitte et l’agence régionale de santé.
  • Mettre des fontaines à eau à la disposition du public et des brumisateurs pour faire face aux canicules.
  • Envisager avec la communauté d’agglomération de Saint-Germain boucles de Seine la reprise de la gestion de l’eau.
  • Profiter des rénovations de voirie pour mettre en place des revêtements perméables.

2.3 Veiller à la qualité de notre environnement

Nous veillerons à la qualité de notre environnement et à préparer les mansonniens aux risques comme en cas de problèmes de la station d’épuration voisine (risque SEVESO).

Les nuisances sonores (train, avions, circulation motorisée) et la qualité de l’air feront également l’objet d’une attention particulière.

L’objectif est de développer une mobilité décarbonée, respectueuse et inclusive. Pour permettre une décarbonation de la mobilité et une meilleure cohabitation et circulation sécurisée entre les usagers de la voirie, que sont les piétons, les cyclistes, les transports en commun et les véhicules motorisés. Nos propositions :

  • sécuriser des parcours piétons et deux roues pour se rendre aux écoles et collèges, et notamment les sorties d’écoles par la transformation des tronçons de rue en zone piétonne ou rue apaisée aux heures scolaires (cf. Aussi axe “Maisons-Laffitte pour tous”) ;
  • améliorer le maillage des infrastructures cyclables pour augmenter leur sécurité et les relier entre elles et aller vers un réseau cycliste global municipal en vue d’éviter les ruptures, comme par exemple la traversée entre l’avenue de Longueuil et l’entrée dans le Parc ;
  • ajouter des bancs sur l’espace public ;
  • augmenter le nombre de bornes de recharge pour véhicules électriques par l’impulsion de la création d’un SDIRVE (Schéma Directeur des Infrastructures de Recharge de Véhicules électriques) à l’échelle de l’agglomération ;
  • améliorer la fluidité du déplacement à pied, y compris dans l’aménagement des trottoirs, afin de les adapter aux poussettes, déambulateurs, fauteuils roulants, caddies, et faciliter les déplacements des personnes à mobilité réduite, dans la mesure du possible ;
  • en concertation avec la communauté d’agglomération Saint-Germain Boucles de Seine et la région Ile-de-France, envisager la mise en place d’un service de transport à la demande ;
  • travailler au passage concerté de la ville en zone 30 ;
  • agir pour adapter le réseau de transports en commun aux flux des salariés de Maisons-Laffitte en concertation avec les salariés et les employeurs et aux flux des lycéens, et avec les parents d’élèves et les chefs d’établissement ;
  • repenser le maillage en aires de livraison et se concerter avec les commerçants, les acteurs du transport et les conseils de quartier pour garantir une meilleure fluidité et sécurité de la circulation lors des livraisons.

Pour atteindre toutes ces mesures, un schéma directeur de circulation ainsi qu’un schéma directeur des aires de livraison seront établis.

L’objectif est de favoriser l’accès des habitants à une alimentation saine et de proximité, en premier lieu dans la restauration collective de la ville.

  • Agir sur le levier de la commande publique, un levier structurel de la transition écologique, et travailler avec les producteurs pour approvisionner les cantines en aliments bio, locaux et de saison et se mettre en conformité avec la loi EGalim 2022, qui impose aux cantines scolaires françaises de servir des repas comprenant au moins 50 % de produits durables et de qualité, dont au moins 20 % issus de l’agriculture biologique ou en conversion sans glyphosate.
  • Se doter d’une cuisine centrale intercommunale pour approvisionner la restauration collective en produits frais et non-transformés et travailler avec le lycée agricole de Saint-Germain et les producteurs locaux pour structurer l’offre de cette cuisine.
  • Mettre en valeur tous les acteurs qui œuvrent en faveur de la transition biologique agricole et de l’accès à une alimentation saine et durable.
  • Bénéficier de la production alimentaire sur les terrains de l’hippodrome et du parc.

Pour atteindre ces objectifs, nous créerons un pôle municipal “agriculture et alimentation” qui aurait vocation à travailler avec la communauté d’agglomération à la création d’un plan alimentaire territorial (PAT).

Préparer Maisons-Laffitte pour 2050 c’est aussi agir pour une économie durable, créatrice d’emplois locaux –non délocalisables–, qui promeut des savoir-faire et des outils numériques au service de la transition écologique. Nous proposons de développer l’économie circulaire, d’impulser l’économie sociale et solidaire et de soutenir le commerce de proximité.

5.1 Développer l’économie circulaire

  • Valoriser les biodéchets par la mise en place des solutions locales de tri et se mettre en conformité avec la loi AGEC 2024 (loi d’orientation pour une économie circulaire).
  • Valoriser au sein même de la commune la matière organique issue du fumier de cheval et des déchets organiques ménagers sur les terres de l’hippodrome, le parc, les pelouses, buissons, et jardins privés pour les particuliers qui le souhaitent.
  • Sensibiliser le grand public au tri de tous nos biens de consommation lorsqu’ils sont en fin de vie.
  • Mettre en valeur les filières de réparation et du réemploi implantées à l’échelle de l’agglomération sur la page internet de la commune.

5.2 Impulser l’économie sociale et solidaire

  • Agir pour l’implantation de nouvelles entreprises de l’économie sociale et solidaire du territoire qui proposent des services de réparation, de réemploi, de location, d’échange et de don.
  • Accompagner l’implantation de nouvelles filières économiques du secteur équestre pour diversifier le rôle du cheval dans la cité.
  • Soutenir les filières de l’insertion professionnelle telles que la Banque Alimentaire à l’échelle de l’agglomération.

5.3 Soutenir le commerce de proximité

  • Valoriser le commerce de proximité, alimentaire et non alimentaire, qui propose des produits locaux, écoresponsables et qui assurent la vitalité de Maisons-Laffitte.
  • Créer un label territorial qui mette en valeur les biens de consommation vendus par les commerces à “Haute Valeur Sociale et Environnementale” (HVSE) et le distribuer aux commerçants engagés.
  • Valoriser l’activité de l’Office du Tourisme et l’accompagner dans la diversification des activités et produits qu’il propose pour le rayonnement du patrimoine de la commune.

Le secteur de l’hippodrome est une zone d’expansion des crues de la Seine. Il est en même temps une zone végétale productive, moins sensible à la sécheresse que les sols du Parc et de la ville dense. Ces terres constituent une opportunité pour Maisons-Laffitte. Nous proposons :

  • sur des parties de l’hippodrome, en vue d’une alimentation saine et de proximité, d’étudier la réinstallation du maraîchage professionnel, de vergers, d’arbres sur des parties de l’hippodrome, tenant compte des risques aléatoires de crues ;
  • la mise à disposition de parcelles pour des jardins familiaux et/ou partagés ;
  • avec tous les acteurs du cheval, d’étudier le développement des différentes activités équestres ;
  • d’évaluer l’état naturel des bords de Seine et les restaurer lorsque nécessaire en renforçant la présence d’arbres et de buissons.

Nous proposons de soumettre à référendum le futur de l’hippodrome pour des projets qui respectent les conditions suivantes :

  • le maintien d’un espace végétal non imperméabilisé ;
  • la préservation des continuités écologiques entre la Seine et la forêt ;
  • l’ouverture au public de cet espace communal, acquis en 2025, pour des activités récréatives.